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Professeur Koua Asseman Médard,
Directeur Coordonnateur du Programme National de la Santé Mentale de Côte d’Ivoire
"L’approche intersectorielle : un levier pour une psychiatrie inventive"
Quels sont les enjeux en matière de santé mentale dans votre pays ?
"La Côte d’Ivoire compte 30 millions d’habitants et moins de 100 psychiatres, dont 7 pédopsychiatres. Historiquement, la santé mentale a été appréhendée par le prisme d’une psychiatrie postcoloniale qui a beaucoup marqué les politiques publiques de santé de notre pays. L’offre de soins psychiatriques évoluait en marge de l’architecture globale de la santé publique, avec d’un côté un courant de psychiatrie hospitalière de type asilaire et de l’autre, les pratiques communautaires d’obédience ethno-psychiatrique où l’idée principale était que c’est par la culture que l’on pouvait soigner, via les guérisseurs traditionnels. L’un des éléments de rupture a été la création, en 2007, de la Direction de Coordination du Programme National de la Santé Mentale, rattachée à la Direction Générale de la Santé qui a permis de repenser la santé mentale sous l’angle des politiques publiques de santé.
La réforme des services de santé mentale qui en a découlé nous a amenés à constater l’inadéquation entre les besoins en santé mentale et l’offre du système de santé, marquée par des manques importants en termes de ressources humaines et d’investissement.
Une étude réalisée après la Covid-19 a mis en évidence une prévalence élevée de conduites suicidaires et de la dépression chez les jeunes, sur fond de transition démographique (77% des Ivoiriens ont moins de 35 ans). Cela a favorisé une prise de conscience collective de l’émergence de nouvelles vulnérabilités psychologiques auxquelles nos systèmes de santé n’étaient pas préparés. Mais cela a aussi été une opportunité, car cette prise de conscience sociale et interministérielle nous a amené à réfléchir à une vision très large de la santé mentale au-delà du milieu psychiatrique. Un repositionnement des questions de santé mentale a donc eu lieu depuis 4-5 ans dans le champ des politiques publiques : aujourd’hui cette question n’est pas portée par le mouvement psychiatrique, mais par des associations de jeunes ou de femmes, et même des ministères qui initient des projets pour leurs cibles spécifiques avec l'appui du Programme National Santé Mentale. Cela constitue une opportunité pour une réforme multisectorielle et accélérée, avec une prise de conscience de la part des politiques de la nécessité d’agir.
Nous avons profité de la situation pour dire qu’il nous faut agir dans toutes les directions : à la fois au niveau du ministère de la Santé, mais également au-delà, de façon très large, pour que les priorités de développement puissent intégrer la santé mentale et ainsi accroître les sources de financements mobilisables. Une feuille de route a d’abord été mise en place entre 2007 et 2022. Ensuite, en cohérence avec le plan de développement sanitaire, un Plan National pour la Santé Mentale a été déployé de 2023 à 2025. Il nous a permis de faire ce que j’appelle de l’alphabétisation institutionnelle, c’est-à-dire de faire entrer la santé mentale publique dans les programmes prioritaires de santé (par exemple : VIH, lien mère-enfant…). Pour se faire écouter, nous avons mis en avant la santé mentale comme valeur ajoutée pour améliorer les indicateurs de santé, plutôt que sous l’angle des maladies psychiatriques. Aujourd’hui, grâce à ce repositionnement, l'aide au développement pour la gestion de la problématique de la migration a permis de financer notre stratégie multisectorielle en santé mentale 2026-2030."
Pourquoi la migration ?
"Aujourd’hui, en Afrique de l’Ouest francophone, il y a un retour des migrants, notamment victimes de traite, venant du Niger ou de Libye, ou qui sont des rapatriés volontaires, ce qui fait de ce sujet et de ses conséquences humanitaires, psychologiques majeures, une question politique prioritaire. La santé mentale des personnes migrantes et/ou victimes de traite doit mériter une attention au-delà des interventions ponctuelles pour s'inscrire dans un processus durable par le renforcement de tout le système et des services adaptés et inclusifs. Face à la raréfaction des financements pour la santé mentale, il faut être ingénieux. Il nous fallait trouver cette porte d’entrée multisectorielle pour impliquer les différents ministères concernés. Ce financement prioritaire devrait nous aider dans la mise en œuvre une partie de notre plan stratégique et ainsi atteindre à terme nos autres objectifs de santé publique. Ce plan a été co-construit avec la direction des programmes mères/enfants, jeunes, VIH, maladies chroniques et non transmissibles au niveau sectoriel et avec les autres ministères (Femmes, Familles et Enfants, Education, Emploi et protection sociale, Jeunesse, etc.). Il n’est pas centré sur des maladies mais sur des profils de personnes. Ainsi, pour tout ce qui va concerner la santé des jeunes par exemple, nous travaillons à l'intégration de la composante santé mentale, et nous proposons des solutions intégrées.
Grâce à ce mécanisme interministériel, nous avons par exemple pu créer un stage de qualification professionnelle des jeunes psychologues. Avec l’Office national de service civique, nous avons intégré les questions de santé mentale dans la politique de reconversion socio-professionnelle des jeunes déscolarisés. Nous avons aussi initié une plate-forme en ligne de sensibilisation et de renforcement des capacités des travailleurs sociaux en santé mentale et soutien psychosocial pour l'ensemble des travailleurs sociaux.
Outre les aspects financiers, l’intérêt de la méthode est que ma direction a le mandat, au nom du ministère de la Santé, pour coordonner ces initiatives et donc d’aligner les autres ministères. Ainsi, nous influençons des politiques et nous implémentons des dispositifs. Cela évite les réflexions en silos, qui amenaient par exemple les Centres sociaux à faire face aux vulnérabilités sociales, sans clairement adresser la question de protection sociale des personnes souffrant d’une maladie mentale."
Parlez-nous du processus de l'intégration de la santé mentale dans les centres de santé scolaires et universitaires ?
"Comme on va vers l’intégration de la santé mentale dans les programmes de santé, nous partons souvent de l’existant. Un programme national de santé scolaire et universitaire adolescents et jeunes existe. Il est essentiellement axé sur l'offre de soins en santé physique des écoles. Avec ce programme dédié, nous avons donc travaillé avec les services de l’Education nationale, d’abord sur des documents communs, puis sur les interventions possibles. Nous avons initié des groupes de travail pour créer un consensus, en nous demandant ce que chacun pouvait apporter à son niveau, et à quel moment des spécialistes pourraient intervenir. Depuis plus d'un an, nous intégrons les questions de santé mentale dans ces centres de santé dédiés à travers le renforcement des capacités des travailleurs sociaux, des infirmières scolaires, des conseillers d’orientation, des enseignants en matière de promotion et prévention en santé mentale. En outre, nous formons des infirmiers sages-femmes spécialisés en santé mentale des enfants et adolescents, pour pallier la pénurie de pédopsychiatres. C’est ainsi que nous développons des points de prestation de soin de santé mentale non stigmatisants. L’enjeu étant bien sûr, compte tenu de nos faibles ressources humaines spécialisées, de déléguer des tâches de soins psychiatriques à des non-spécialistes. Les plates-formes digitales et les solutions de téléconsultation revêtent à ce titre un enjeu d’importance chez nous et un accélérateur pour combler les gaps.
Quelle est l’importance des soins non médicaux dans votre pays ?
On compte 35 à 40 structures psychiatriques ambulatoires ou hospitalières en Côte d’Ivoire, avec une forte concentration à Abidjan et Bouaké, auxquelles s’ajoutent des unités de soins psychiatriques gérées par des infirmiers spécialistes. En 2021, les structures non conventionnelles traditionnelles ont été cartographiées. Aussi appelés camps de prière, avec des guérisseurs ou des pasteurs évangéliques, ou centres d’exorcisme islamique, ils sont au nombre de 541, et sont répartis dans tout le pays. Nos estimations font état d’une file active globale psychiatrique cinq fois supérieure dans ces structures traditionnelles à celle des structures psychiatriques. Il y a là une légitimité sociologique qui ne peut être ignorée.
Depuis 5 ans, nous testons, dans la région de Gbêkê, des collaborations entre équipes mobiles de psychiatrie, médecins généralistes, et camps de prière, des lieux où les malades sont souvent enchaînés. L’idée est de créer une confiance réciproque, notamment au sujet des droits humains, tout en respectant les logiques thérapeutiques de chacun. L’expérience montre qu’il est possible de travailler ensemble, que c’est moins coûteux pour les familles et que la collaboration crée un cadre de réhabilitation communautaire de ces patients, en abordant en particulier les questions de stigmatisation. Il en résulte une baisse des hospitalisations pour raison psychiatrique dans cette région. Il s’agit là pour nous d’un bon exemple d’architecture des soins communautaires intégrant une formation des spécialistes, des généralistes et des travailleurs sociaux, un travail avec les familles et les responsables des camps de prière."
Quels sont les apports du programme de coopération impliquant Expertise France, le CCOMS, les villes de Bouaké et Abidjan ?
"C’est un cadre de partage de bonnes pratiques centrées sur la santé mentale publique. Nous n’avons bien sûr pas les moyens dont vous disposez, mais cela n’empêche pas d’avoir une philosophie de travail commune. Avec le QualityRights, nous avons pu comparer, sous l’angle du respect des droits humains, un hôpital, une structure associative et un camp de prière, ce qui n’avait jamais été fait. Cela nous donne un matériel riche sur lequel travailler. Cette collaboration aura aussi permis d’impliquer les collectivités territoriales avec la création du premier CLSM Ivoirien à Bouaké, ou de soutenir la création des premières associations d’usagers. Cela positionne la Côte d’Ivoire comme un laboratoire d’innovations en santé mentale pour l’Afrique francophone."
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Nouvel élan régional pour le programme QualityRights : après les Hauts de France, l’Ile de France
Entre 2023 et 2025, le CCOMS a bénéficié d’un financement du Fonds d’innovation organisationnelle en psychiatrie (FIOP) afin d’expérimenter un mode de déploiement et de gouvernance régionale du programme QualityRights dans la région des Hauts-de-France. Suite à l’évaluation positive de cette expérimentation, le financement FIOP a été pérennisé, ouvrant des perspectives de réplication dans d’autres régions. La première Agence régionale de santé (ARS) à avoir manifesté son intérêt pour un déploiement du programme sur son territoire est l’ARS d’Ile-de-France. Plusieurs services franciliens de psychiatrie ont déjà bénéficié du programme, et d’autres ont d’ores et déjà fait part de leur intérêt. Ce partenariat permettra de faire connaître et de rendre accessible le QualityRights à un plus grand nombre d’acteurs, au bénéfice des usagers et des professionnels.
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24 septembre, Paris : journée nationale du CCOMS "Santé mentale : la participation dans tous ses états"
A l’occasion de la clôture du projet "Concrétiser la participation des usagers et des aidants aux services de soins de santé mentale", mené par le CCOMS avec les établissements de son GCS et financé par la Fondation de France, le CCOMS organise le 24 septembre 2026, une journée nationale à Paris sur le thème de la participation. Outre le bilan de ce projet et la présentation de quelques actions qui en découlent, les personnes concernées, proches et professionnels présenteront d’autres initiatives de terrain menées dans les établissements spécialisés en psychiatrie, qu’il s’agisse de "porte-parolat" ou de participation intégrée à la politique institutionnelle. Les éléments facilitateurs et les freins à la mise en place concrète de la participation dans les établissements seront également évoqués. En outre, la participation à la recherche, à la formation, ou encore la participation dans la cité, via les projets d’acteurs variés (COFOR, CLSM, Club House, Maison perchée…) seront également au programme.
Le programme sera communiqué prochainement (entrée gratuite, sur inscription).
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Les PCME s’engagent pour réduire l’isolement et la contention
La Conférence Nationale des Présidents de CME de CHS affirme, dans son communiqué du 21 avril, sa volonté de mettre un terme aux pratiques de contention et son engagement collectif vers la réduction des mesures restrictives de liberté en psychiatrie. Elle propose notamment de : constituer une évaluation documentée à cet égard en France et de définir un plan d’action différentiel ; constituer un groupe de travail pour engager cette réflexion et définir les modalités d’un plan d’action ; poursuivre la mise en place des alternatives à la contention et l’isolement.
Communiqué à lire sur Linkedin.
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Recherche EDGAR : garantir l'effectivité de la notification des droits dans les hospitalisations en soins sans consentement
La loi du 05/07/11 sur les hospitalisations sans consentement a introduit un double impératif : garantir une meilleure information juridique des personnes hospitalisées et instaurer un contrôle systématique par le Juge des libertés et de la détention. Ces évolutions soulèvent de nombreux enjeux concrets pour les équipes soignantes, les professionnels du droit et les personnes concernées. Dans ce contexte, l’association Droit Pluriel, en partenariat avec l’Espace de réflexion éthique d’Île-de-France et le GHU Paris Psychiatrie & neurosciences, a mené une recherche qualitative visant à mieux comprendre l’impact de cette judiciarisation sur le travail en psychiatrie. Ce travail a donné lieu à la réalisation de plusieurs ressources complémentaires : des vidéos incluant des témoignages ; un livret pour mieux garantir l'effectivité de la notification des droits lors des hospitalisations sans consentement ; le rapport de recherche et sa synthèse. Ce dernier ouvre sur différentes recommandations, notamment déployer des permanences juridiques dans les unités.
A découvrir ici.
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Un cahier des charges pour les CMP, CATTP, HdJ, appartements thérapeutiques et centres de soins post-aigus
La note d’information n°DGOS/P3/2026/38 du 7 avril 2026 relative aux cahiers des charges des modes de prise en charge en psychiatrie vise à homogénéiser le fonctionnement des centres médico-psychologiques, des centres d’activités thérapeutiques et de temps de groupe, des hôpitaux de jour, des appartements thérapeutiques ainsi que des centres de soins post-aigus. Ces textes rappellent les principes généraux inscrits dans le code de la santé publique par le nouveau régime des autorisations de psychiatrie et comportent des éléments spécifiques à chaque mode de prise en charge concernant ses missions, son public cible, son inscription dans le parcours de soins et son fonctionnement.
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Isolement et contention en psychiatrie : pourquoi de telles différences entre établissements ? Une première étude de l’IRDES avait montré que chaque année, un tiers des personnes hospitalisées sans leur consentement en psychiatrie sont mises à l’isolement, dont plus d’un quart sont également soumises à une contention mécanique, avec de fortes variations entre établissements. Le second volet récemment publié s’appuie sur l’analyse quantitative de 204 établissements délivrant des soins psychiatriques sans consentement et sur une étude ethnographique qualitative (Plaidcare) auprès de quatre établissements historiquement caractérisés par un faible recours à l’isolement et à la contention, afin d’identifier les facteurs associés à ces variations. Les variations observées ne sont pas seulement liées aux spécificités des situations cliniques individuelles : une part significative dépend des établissements eux-mêmes, en particulier pour la contention. L’isolement est plus fréquent dans les établissements spécialisés en psychiatrie que dans les établissements pluridisciplinaires ou universitaires, tandis que la contention augmente quand les dotations en personnel infirmier sont plus faibles. L’analyse qualitative révèle d’autres facteurs susceptibles de limiter l’usage de ces pratiques : la capacité des professionnels à se montrer accueillants et disponibles, des équipes stables et soudées, des médecins engagés et des valeurs partagées.
A lire ici.
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Les pratiques professionnelles mises à l'épreuve de l’Open Dialogue : une étude de cas dans deux services à Marseille
L’article publié dans Social Sciences & Humanities Open présente les résultats d’une étude qualitative qui examine l’introduction de l’approche de l’Open Dialogue dans deux services de psychiatrie publique à Marseille, tous deux déjà engagés dans des pratiques axées sur le rétablissement. La recherche repose sur une étude de cas multiples combinant observation, entretiens individuels et collectifs, et une analyse thématique itérative. Elle explore comment l’Open Dialogue transforme – ou ne transforme pas – les normes professionnelles de ceux qui le pratiquent.
A lire ici (en anglais).
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3M€ de plus pour les SAS
Par la note d’information n°DGOS/P3/AS3/2026/49 du 28 avril 2026, la DGOS demande aux ARS de lui faire remonter les nouveaux projets de filières psychiatriques des Service d’accès aux soins (SAS) de leur territoire. Ces projets seront expertisés par la DGOS après analyse préalable par l’ARS. Ils doivent respecter le cahier des charges mentionné dans l’instruction n°DGOS/P3/AS3/2025/91 du 7 juillet 2025 et se mettre en place dès 2026. Les projets sont à remonter avant le 17 juillet 2026.
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Un parcours de santé coordonné pour les enfants confiés à l'ASE
L’arrêté du 21 avril définit le parcours de santé coordonné des enfants placés — bilans systématiques, soins précoces en santé mentale, suivi — et ses modalités de financement.
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Mal-être ou difficultés psychologiques : près d’une personne concernée sur deux n’en parle à personne
La dernière étude COVIPREV de Santé Publique France nous apprend que près d’une personne sur deux ayant ressenti un mal-être ou des difficultés psychologiques n’en parle ni à son entourage ni à un professionnel de santé. Les hommes âgés de plus de 65 ans sont ceux qui ont le moins souvent déclaré en avoir parlé. Outre le sexe et l’âge, les principaux facteurs associés étaient les problèmes de santé chronique, le fait de se percevoir en mauvais état de santé, de vivre seul ou d’avoir eu des pensées suicidaires au cours des 12 derniers mois. Résider en zone rurale et un état dépressif étaient également associés à une plus faible probabilité d’avoir parlé de son mal-être ou de difficultés psychologiques.
Lire les résultats ici.
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Nouveau rapport sur la lutte contre la stigmatisation des troubles psychiques
Le Groupe de travail national "Lutte contre la stigmatisation des troubles psychiques" a publié son rapport 2025, faisant suite à la journée "Agir contre la stigmatisation des troubles psychiques" organisée le 16 janvier dernier au ministère de la Santé. Ce document propose une synthèse des réflexions et des pratiques professionnelles identifiées comme favorisant une approche plus inclusive et respectueuse en santé mentale. Il recense également plusieurs bonnes pratiques issues des territoires et des établissements, utiles pour nourrir les démarches régionales et locales.
En savoir plus.
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La santé mentale peu en compte dans la politique de la ville
Dans les résultats de l’enquête menée par l'Inter-réseau des professionnels du développement social urbain (Irdsu), auprès de 251 acteurs de terrain, la santé mentale est définie comme un enjeu "prioritaire" ou "très prioritaire" par 83% de ces acteurs. "La thématique de la santé mentale souffre d'une faible prise en compte dans la politique de la ville", pour l'Irdsu, un "constat aggravé par un manque de données chiffrées" (pour 75% des répondants). Les actions prioritaires à mettre en place seraient un "accompagnement spécifique des jeunes et des familles" (70%), le "développement de structures de proximité" (67%) ou de "permanences de proximité" (79%) et des "ateliers de sensibilisation et de prévention" (63%), mais aussi la mise en réseau "plus structurée" des acteurs (64%), des actions de formation (63%) et des financements dédiés (60%).
A lire ici.
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Participez au 18e Congrès Français de Psychiatrie !
Le Palais de la Musique et des Congrès de Strasbourg accueillera, du 2 au 5 décembre 2026,la 18e édition du Congrès Français de Psychiatrie organisé sur le thème "Politique". Le CFP, regroupe : 6 conférences plénières, 5 Partages de pratiques cliniques, 20 Rencontres avec l’expert, 7 Débats, 27 Sessions thématiques, 27 Sessions du Forum des associations. Mais aussi : la 9e Journée de l’ACCompagnement et de l’action médico-sociale, le mercredi 2 décembre 2026 ; la 9e Journée Sciences Infirmières et Recherche Paramédicale, le mercredi 2 décembre 2026 ; la 11e Journée de Psychiatrie de la Personne Âgée, vendredi 4 et samedi 5 décembre 2026. Vous pouvez vous inscrire directement en ligne ou en faisant prendre en charge votre venue par votre service formation. Les membres des sociétés savantes et associations partenaires bénéficient de tarifs préférentiels. Les tarifs augmentent après le 19 juin.
Découvrez le programme.
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3133 : nouveau numéro pour signaler les maltraitances envers les adultes vulnérables
Depuis le 1er mars 2026, le 3133 est le numéro national gratuit d’écoute et de signalement des situations de maltraitance concernant les personnes âgées, les personnes en situation de handicap et les adultes en situation de vulnérabilité. Ce numéro, accessible 7 jours sur 7, de 9h à 20h, remplace le 3977. Les signalements recueillis par le 3133 font l’objet d’une analyse et sont transmis, selon leur nature, à l’autorité compétente pour traitement (ARS, conseil départemental ou direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités). Lorsque les faits signalés ne relèvent pas d’une situation de maltraitance, les appelants sont orientés vers les dispositifs adaptés. Afin de garantir une information harmonisée auprès des publics et des professionnels, un kit de communication national (avec affiche, flyer, logo) est mis à disposition des organisations, associations et acteurs en lien direct avec les personnes concernées.
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OMS : Améliorer la qualité des soins de santé mentale pour les enfants et les jeunes grâce à une approche fondée sur les sciences de la mise en œuvre
Environ un enfant et adolescent sur cinq en Europe souffre d’un trouble de santé mentale. Le besoin de services de haute qualité, accessibles et centrés sur la jeunesse n’a jamais été aussi urgent. Mais développer des normes de qualité pour ces services n’est que la première étape. La vraie question est : comment s’assurer qu’elles soient mises en œuvre et qu’elles fassent une différence mesurable dans la vie des jeunes ? Pour y remédier, l’OMS Europe, par l’intermédiaire de son bureau chargé de la qualité des soins et de la sécurité des patients d’Athènes, a appliqué la science de la mise en œuvre pour soutenir les pays dans la mise en pratique des normes européennes de qualité des services de santé mentale de l’enfant et des jeunes. Grâce à un processus pilote structuré et guidé par la théorie – incluant l’engagement précoce des parties prenantes et une adaptation contextuelle – ce travail va au-delà des recommandations écrites pour évoluer dans le monde réel. L’article publié dans Frontiers in Health Services, partage les leçons de ce travail.
Retrouvez l’article ici (en anglais).
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Nations Unies : nouvelle résolution sur la santé mentale et les droits de l'homme
En mars, le Conseil des droits de l'Homme des Nations unies a adopté une résolution qui rappelle les engagements pris par les Etats concernant des lois et des politiques en matière de santé mentale fondées sur les droits de l’Homme, le passage de l’institutionnalisation à des soins de proximité, la prévention du suicide et de nombreuses autres questions. Elle engage vivement les États à "élaborer des stratégies intersectorielles qui promeuvent la santé mentale en tenant compte de ses déterminants sociaux", à "… aider les personnes ayant un handicap psychosocial et les usagers actuels ou potentiels des services de santé mentale à se donner les moyens de connaître et de revendiquer leurs droits", ou encore à "promouvoir la participation effective, pleine et véritable des personnes ayant une expérience vécue du handicap psychosocial et des usagers actuels ou potentiels des services de santé mentale ainsi que de leurs organisations à la conception, à l’application et au suivi de l’exécution des lois, politiques, services et programmes qui visent à rendre l’action publique plus efficace et plus axée sur les besoins des titulaires de droits…". Cette résolution offre l’occasion de mobiliser les mécanismes des Nations Unies en matière de droits de l’Homme pour mettre en place des soins de santé mentale fondés sur les droits.
A lire ici (en français).
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Retrouvez les 10 précédentes éditions de la Lettre du GCS ici.
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La Lettre du Groupement de coopération sanitaire pour la recherche et la formation en santé mentale est éditée par le Centre collaborateur de l'OMS (CCOMS), service de l’EPSM Lille métropole. Le GCS a pour objet la recherche, la formation et la mise en œuvre d’actions visant le développement de dispositifs de santé mentale intégrés dans la cité, incluant la prévention et l’insertion des publics souffrant de troubles mentaux. Le Groupement œuvre à la promotion des échanges professionnels et à toute action de lutte contre la stigmatisation en santé mentale et en psychiatrie. Il favorise et soutient la participation des représentants des usagers, des familles et des aidants. Le GCS, dont le conseil scientifique est celui du CCOMS de Lille, relaie les recommandations de l’OMS au niveau national et localement.
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