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Dr Maeva Musso et Dr Boris Nicolle, respectivement Présidente et Vice-Président de l’Association des Jeunes Psychiatres et des Jeunes Addictologues
"Annonces gouvernementales : faites mieux !"
Que pensez-vous des annonces du Gouvernement sur le dispositif d'orientation prioritaire pour les élèves présentant des signes de souffrance psychique, en lien avec l'Education nationale (lire les annonces, ci-dessous) ?
"Cette mesure ne tient pas compte de la nécessaire gradation des soins et risque, de ce fait, de privilégier l’orientation de jeunes présentant des troubles du comportement visibles et bruyants, au détriment de ceux dont la souffrance s’exprime davantage par le retrait, l’isolement ou le repli social.
À titre d’exemple, ce dispositif pourrait laisser de côté les jeunes déscolarisés, en particulier ceux relevant de l’aide sociale à l’enfance, dont une part importante rencontre déjà des difficultés de maintien dans la scolarité. Or, ces jeunes figurent parmi les populations les plus exposées aux obstacles d’accès aux soins en santé mentale.
Plus largement, cette mesure ne prend pas suffisamment en considération l’importance d’une organisation graduée des soins, fondée sur les besoins cliniques des jeunes et non sur la seule visibilité ou l’intensité apparente de leurs symptômes. Une telle approche risque d’accentuer les inégalités d’accès aux soins et de laisser sans réponse des situations pourtant complexes et nécessitant une prise en charge adaptée.
Dernier point de vigilance et non des moindres, le risque de psychiatrisation des troubles du comportement qui relèvent davantage de problématiques éducatives."
La mise en place d'une délégation interministérielle à la santé mentale et à la psychiatrie auprès de la Direction générale de la santé répond-elle aux attentes de l'AJPJA ?
"Globalement, la réponse est non. La nomination du délégué interministériel n’ayant pas encore été annoncée, nous ne disposons à ce stade d’aucun élément permettant d’apprécier la coordination des enjeux de santé mentale et de psychiatrie entre les différents ministères.
Par ailleurs, la réunion du 2 juin n’a pas témoigné d’une forte dynamique interministérielle. Plusieurs ministères pourtant directement concernés par les déterminants de la santé mentale étaient absents, notamment les ministères du Logement, de la Justice et de la Transition écologique. Cette absence interroge sur la capacité à construire une politique véritablement transversale, alors même que les enjeux de santé mentale dépassent largement le seul champ sanitaire."
L'objectif zéro contention pour 2030 est-il soutenu par les jeunes psychiatres ?
"Nous avons de longue date pris position en faveur de l’abolition de la contention, notamment à travers une tribune dédiée à cette question. Nous avons également beaucoup travaillé sur les enjeux liés aux droits des personnes soignées en psychiatrie. C’est pourquoi nous soutenons pleinement l’objectif d’une abolition de la contention à l’horizon 2030.
Cependant, cette mesure est particulièrement attendue par les usagers et leurs proches. À ce titre, elle doit être abordée avec tout le sérieux, l’ambition et l’exigence qu’elle requiert. Une telle transformation ne pourra être effective sans un plan d’accompagnement à la hauteur des enjeux, associant les professionnels, les personnes concernées et leurs proches.
Nous pensons qu’il est urgent d’engager dès maintenant ce travail, car l’échéance de 2030 est proche : il ne reste que quatre ans pour créer les conditions concrètes permettant de mettre fin à la contention dans de bonnes conditions. Nous entendons être force de proposition pour contribuer à la construction de cette feuille de route.
Pour finir, il serait nécessaire, comme c’est le cas dans d’autres pays, qu’une loi existe, en plus d’un plan. L’UNAFAM a d’ailleurs commencé à réaliser un travail en ce sens que nous soutenons."
Quid des annonces concernant la protection des mineurs en ligne, notamment la majorité numérique d’accès aux réseaux sociaux à 15 ans en 2026 ?
"Nous pensons que la majorité numérique peut constituer un outil parmi d’autres pour réguler l’accès à certaines plateformes diffusant des contenus susceptibles d’altérer la santé mentale des jeunes, en raison de leur violence, de leur caractère discriminatoire ou des représentations problématiques qu’ils véhiculent.
Nous considérons également que le numérique est aujourd’hui un déterminant majeur de la santé. À ce titre, il convient d’en reconnaître à la fois les risques et les bénéfices. Les usages numériques peuvent en effet favoriser l’accès à l’information, au soutien par les pairs, à la culture ou encore aux soins.
Pour autant, nous ne pensons pas que la seule instauration d’une majorité numérique permettra de répondre à l’ensemble des enjeux soulevés. Cette mesure doit s’inscrire dans une approche plus globale associant l’éducation au numérique, l’accompagnement des jeunes et des familles, la régulation des plateformes et la lutte contre les contenus préjudiciables."
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Journée "Santé mentale : la participation dans tous ses états" : découvrez le préprogramme et inscrivez-vous !
Comme annoncé le mois dernier, le CCOMS organise, le 24 septembre à Paris, une journée nationale sur le thème de la participation. Cette journée s’inscrit dans le cadre d’un financement de la Fondation de France octroyé au GCS pour la recherche et la formation en santé mentale. Il sera donc naturellement question, en début de journée, des actions proposées par les établissements et les services de santé mentale afin de rendre propice la participation des usagers à l’amélioration des soins. Deux séries d’ateliers visent ensuite à faire découvrir les expériences et innovations des acteurs en matière de participation dans la cité, ou comment créer les conditions pour une participation effective à son parcours de rétablissement et son projet de vie. Enfin, le dernier temps consacré à la participation à la recherche, de la coconstruction à la coréalisation en passant par la cointervention, interrogera notamment ce qui est produit par la rencontre de différents savoirs.
Consultez le pré-programme (les actualisations à venir préciseront notamment les noms des intervenants).
Inscrivez-vous ici.
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Nouveau bilan d’activité du GCS-CCOMS
Le bilan d’activité 2025 du CCOMS et du GCS vient de paraître. Au titre des événements marquants de l’année, le document permet de revenir sur la Conférence internationale conjointement organisée avec le ministère dela Santé et l’OMS, qui aura permis de réaffirmer la nécessité d’une approche intersectorielle en santé mentale, mobilisant l’ensemble des politiques publiques au-delà du seul champ sanitaire. Le second évènement majeur de 2025 fut le congrès de la Société française de santé publique, coorganisé avec le CCOMS sur le thème de la santé mentale publique. Ce bilan permet en outre de donner l’actualité du développement des différents programmes et recherches : démarche QualityRights, programme Médiateurs de santé-pair, enquête Santé mentale en population générale, centre ressources des CLSM, actions internationales, DIU santé mentale dans la communauté, participation des usagers, recherches EQUAR et TABAPSY, ou encore échange de pratiques au sein du GCS.
A lire ici.
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L'odyssée de la psychiatrie citoyenne
L’Odyssée de la psychiatrie citoyenne est un documentaire qui retrace la longue marche d’un secteur de psychiatrie public de la banlieue Est de Lille, de l’asile vers un réseau de santé mentale, intégré dans la cité et respectueux des droits des usagers. Ce secteur, désigné depuis 2002 Centre collaborateur de l’Organisation Mondiale de la Santé, est reconnu par l'OMS comme une bonne pratique en matière de service de santé mentale dans la communauté. Cette évolution a été possible grâce à un fort engagement collectif : professionnels de la psychiatrie, des soins primaires (médecins généralistes, infirmiers libéraux, pharmacies…),du social, de la culture et de l’art, élus nationaux et locaux, usagers et usagères de la psychiatrie, familles et proches, universitaires, organismes de recherche, associations, citoyens et citoyennes. Ce documentaire s'appuie sur de multiples témoignages des acteurs de ce changement progressif, mais radical, de la psychiatrie vers le champ de la santé mentale, en France, ces 50 dernières années. Jean-Luc Roelandt, psychiatre à l’origine de ce projet, en assure le fil conducteur. Le Dr Déborah Sebbane, désormais Cheffe du Pôle de santé mentale 59G21, présente les enjeux actuels de la consolidation de ces acquis.
A voir ici.
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Ouverture des postes de Médiateurs de santé pairs pour 2026
Pour mémoire, il s'agit de postes salariés de pair-aidants en santé mentale, ouverts dans des services de soins hospitaliers ou dans des structures médico-sociales. Les entretiens auront lieu de fin mai à fin juillet 2026. Le CCOMS accompagne les établissements pendant l'ensemble du processus de sensibilisation des équipes et de configuration des missions. Les personnes recrutées suivront la formation de licence 3 professionnelle "Intervention Sociale, Accompagnement de Publics Spécifiques, Médiateur de Santé-Pair" au Collège Sciences de l'Homme, Université de Bordeaux dont la première semaine débutera le 14 septembre. Les prises de postes auront lieu fin août/début septembre 2026. Retrouvez l'ensemble des offres d'emplois sur notre page Facebook ou bien sur le site du CCOMS.
Si vous souhaitez en savoir davantage sur les modalités de fonctionnement du programme Médiateurs de Santé-Pairs, suivez ce lien.
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Les annonces gouvernementales du 2 juin
Le Gouvernement souhaite mettre en place un dispositif d'orientation prioritaire pour les élèves présentant des signes de souffrance psychique. A compter de la rentrée 2026, lorsqu'un médecin, infirmier, psychologue ou assistant de service social de l'Éducation nationale identifiera un élève en situation de souffrance psychique, le gouvernement souhaite que celui-ci puisse bénéficier d'une orientation prioritaire vers les Service d'accès aux soins et les filières psychiatriques d'urgence. Une annonce qui suscite la circonspection de la profession, au regard de la situation actuelle de la psychiatrie en général, et la psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent en particulier.
Le Gouvernement fixe par ailleurs un objectif de réduction maximale du recours à l'isolement et à la contention avec la perspective d'atteindre le zéro contention à l'horizon 2030. Pour accompagner cette transformation, plusieurs mesures seront engagées dès 2026 : réalisation d'une cartographie nationale des pratiques ; renforcement de la formation continue des professionnels à la gestion des situationsde tension et aux mesures de désescalade ; accompagnement au déploiement d'espaces d'apaisement dans les unités d'hospitalisation ; déploiement du programme Quality Rights de l'OMS, porté par le CCOMS; définition d'un cadre national pour la pair-aidance et les mesures d'anticipation en psychiatrie.
Une délégation interministérielle à la santé mentale et à la psychiatrie – sans délégué, puisque c’est le Directeur général de la santé qui la portera - sera mise en place auprès de la Direction générale de la santé, avec des référents dans chaque ministère.
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Résultats du premier "Baromètre des pratiques en santé mentale et en psychiatrie adulte en France"
Porté bénévolement par l’association proSpairs, l’Observatoire des PRAtiques en Santé Mentale (OPRA) est un observatoire associatif réunissant personnes concernées, proches, professionnels et chercheurs autour d’un objectif commun : documenter les pratiques réellement proposées en santé mentale et contribuer à leur évolution. Il publie son baromètre national basé sur un sondage auquel plus de 2 050 personnes ont répondu (1098 professionnels ; 614 personnes accompagnées ; 338 proches. Le rapport explore plusieurs dimensions clés des pratiques en psychiatrie adulte. Parmi les principaux résultats, en 2025 : 1 personne accompagnée sur 4 rapporte avoir fait face à des pratiques stigmatisantes ; 1 personne accompagnée sur 3 n’a jamais observé de posture horizontale dans les soins ; plus d’1 personne accompagnée sur 2 rapporte ne pas avoir co-construit son accompagnement ; seules 15 % des personnes accompagnées et des proches rapportent qu’une rencontre avec un/e pair-aidant/e professionnel/le leur a été proposée ; seules 11 % des personnes accompagnées disent avoir reçu une proposition de directives anticipées en psychiatrie.
Le rapport complet est téléchargeable ici.
Le replay du webinaire de présentation est disponible ici.
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"Prix Santé mentale – Equipes soignantes et médico-sociales"
Initié par la revue Santé mentale et soutenu par la Fondation Falret, le "Prix Santé mentale – Equipes soignantes et médico-sociales" encourage et récompense des projets de soins et d’accompagnement dans la prise en charge thérapeutique et le soutien des parcours de vie et de rétablissement. Voici le détail des prix : 1er prix : 3 000 € - 2e prix : 2 000 € - 3e prix : 1 000 €. Pour participer, c’est ici. Date limite de réception des dossiers : le 30 juin 2026 minuit. La remise des prix aura lieu le 13 octobre 2026 à Paris lors des 12es Rencontres Soignantes en Psychiatrie. Pour mémoire, les lauréats 2025 : 1er Prix : Les Mots Invisibles / 2e Prix : Relax Box / 3e Prix : Top Chauffe !
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Nouvel outil d’audit de l’OMS pour les services de PEA
Le nouvel outil d’audit publié par l’OMS aide les services de santé mentale pour enfants et adolescents à améliorer la qualité des soins. Cet outil est conçu pour être utilisé par un large éventail de professionnels de la santé et des soins, y compris les gestionnaires de services, les cliniciens, les équipes d’amélioration de la qualité et les responsables de la sécurité des patients. Aligné sur les normes de qualité de l’OMS pour les services de santé mentale de l’enfant et des jeunes, il vise à soutenir les équipes pour : Examiner les processus de soins et identifier les lacunes ; planifier et mener des audits cliniques (de la mise en place au suivi) ; mettre en œuvre des améliorations ciblées ; promouvoir l’utilisation éthique des données et impliquer les adolescents et les aidants.
Lire le communiqué (en français).
Découvrir le nouvel outil d’audit. Pour mémoire, les normes de qualité sont ici (en anglais).
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Modèle de quartier de la santé et du bien-être (Irlande du Nord et Angleterre)
En juillet 2025, le ministre de la Santé a publié le "Health and Social Care NI Reset Plan" (plan de relance des soins de santé et de l’aide sociale en Irlande du Nord), qui comprenait un engagement en faveur des soins de proximité. Récemment, le ministère de la Santé a publié un nouveau modèle de soins de proximité pour les soins primaires, communautaires et sociaux, conçu pour offrir des niveaux de soins plus élevés aux citoyens, y compris les enfants et les familles, au sein de leurs communautés, ainsi qu’un plan de financement destiné à soutenir sa mise en œuvre à partir d’avril 2026.
Cliquez sur ce lien pour en savoir plus.
Une approche de proximité similaire vient également d’être lancée en Angleterre, via un nouveau rapport, publié par l'Alliance du NHS, qui explore la manière dont la santé de quartier est mise en œuvre dans la pratique.
Lire le rapport complet.
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Compétences et mise en œuvre des interventions de soutien par les pairs pour les personnes souffrant de troubles mentaux graves : une revue systématique
Le soutien par les pairs est efficace pour améliorer les résultats cliniques, psychosociaux et axés sur le rétablissement des personnes souffrant de troubles mentaux graves. Cette revue systématique s'appuie sur ces données probantes afin d'identifier les compétences et les modalités de mise en œuvre des interventions de soutien par les pairs. Quarante et un articles ont été retenus. Les études admissibles étaient des essais contrôlés randomisés évaluant l'efficacité des services de soutien par les pairs auprès d'adultes vivant avec des troubles mentaux graves. Les auteurs ont extrait et synthétisé les données relatives aux compétences démontrées par les pairs aidants et les éléments de mise en œuvre, notamment le recrutement, la formation, la supervision et le suivi de la qualité. La plupart des études provenaient de pays à revenu élevé, la majorité étant des États-Unis (75,6 %). Parmi les seize compétences cliniques et de soutien par les pairs identifiées, les compétences les plus fréquemment mises en œuvre étaient la collaboration et la bienveillance (90 %), le soutien (83 %) et la communication (73 %) ; la compétence clinique la plus fréquemment mise en œuvre était le diagnostic en santé mentale et la psychoéducation (51 %).
Les pairs étaient principalement recrutés au sein d'organismes communautaires.
Lire l’article (en anglais). Harvard Review of Psychiatry 34(3):p 131-158, mai/juin 2026.
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Analyse mondiale du financement de la recherche en santé mentale
L'Alliance internationale des financeurs de recherche en santé mentale a publié une nouvelle analyse mondiale du financement de la recherche en santé mentale. Après avoir quasiment doublé entre 2014 et 2020, les dépenses mondiales en recherche sur la santé mentale ont amorcé un déclin, pour finalement revenir à leur niveau de 2014 en 2023. Surtout, ce repli post-2020 semble plus marqué que les tendances observées dans la recherche et le développement en santé en général. Contrairement à la tendance mondiale, les bailleurs de fonds hors des États-Unis ont affiché une croissance soutenue et significative au fil du temps, investissant plus d'un milliard de dollars par an ces dernières années. Les investissements dans la recherche en santé mentale au Royaume-Uni, dans l'Union européenne et en Australie ont ainsi quasiment doublé au cours de la seconde moitié de la décennie.
Lire le rapport (en anglais).
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Un consensus d'experts sur la déprescription des médicaments psychotropes pour les troubles de l'humeur
L'American Society of Clinical Psychopharmacology a réuni un groupe de travail international de 45 experts afin d'identifier les circonstances justifiant la déprescription des principaux médicaments psychotropes pour le trouble dépressif majeur (TDM) et les troubles bipolaires. Trois cycles d'enquêtes Delphi, complétés par une revue sélective de la littérature, ont permis d'identifier les points de consensus (définis comme un accord ≥ 75 %) concernant les situations où la déprescription d'antidépresseurs, d'antipsychotiques, de stabilisateurs de l'humeur et de sédatifs-hypnotiques est justifiée. Vingt des 32 énoncés (63 %) ont fait l'objet d'un consensus dans sept domaines thématiques. Dans le TDM, les experts ont préconisé l'arrêt des antidépresseurs lorsque leurs mécanismes d'action sont similaires, que des essais cliniques adéquats n'entraînent qu'une amélioration ≤ 25 % ou que l'efficacité perdue ne peut être compensée par une augmentation de la posologie. Le maintien d'un traitement antidépresseur à vie dans le TDM a été préconisé après trois épisodes dépressifs majeurs ou plus. Dans le trouble bipolaire, la déprescription d'antidépresseurs a été préconisée en cas de cycles rapides, de symptômes mixtes ou d'apparition de symptômes maniaques/hypomaniaques ; elle a été déconseillée si un arrêt antérieur d'antidépresseurs avait entraîné une rechute. Dans les troubles de l'humeur non psychotiques, les experts ont privilégié l'arrêt des antipsychotiques induisant une prise de poids significative ou une dyskinésie tardive plutôt que l'ajout d'antidotes pharmacologiques. L'arrêt complet des médicaments a été jugé inapproprié dans le trouble bipolaire de type 1, mais pas nécessairement dans le trouble bipolaire de type 2. Bien que la prise en charge psychopharmacologique doive être guidée par la situation individuelle, les manifestations cliniques incompatibles avec les traitements pharmacologiques en cours peuvent justifier un arrêt prudent des prescriptions.
A lire ici (en anglais).
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Retrouvez les 10 précédentes éditions de la Lettre du GCS ici.
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La Lettre du Groupement de coopération sanitaire pour la recherche et la formation en santé mentale est éditée par le Centre collaborateur de l'OMS (CCOMS), service de l’EPSM Lille métropole. Le GCS a pour objet la recherche, la formation et la mise en œuvre d’actions visant le développement de dispositifs de santé mentale intégrés dans la cité, incluant la prévention et l’insertion des publics souffrant de troubles mentaux. Le Groupement œuvre à la promotion des échanges professionnels et à toute action de lutte contre la stigmatisation en santé mentale et en psychiatrie. Il favorise et soutient la participation des représentants des usagers, des familles et des aidants. Le GCS, dont le conseil scientifique est celui du CCOMS de Lille, relaie les recommandations de l’OMS au niveau national et localement.
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